La Randonnée PARIS - BREST - PARIS Randonneur 2019

 

C'est l'épreuve majeure, organisée tous les 4 ans par l'Audax Club Parisien, sous l'égide de la Fédération Française de Cyclotourisme. Le 18 août 2019, l'accueil de plus de 6000 randonneurs, venus des 5 continents, se fera à St Quentin en Yvelines. Les inscrits devront avoir réalisés, en 2019, 4 Brevets Randonneurs Mondiaux (BRM) qualificatifs de 200, 300, 400, 600 km. Mais, déjà, en 2018, plusieurs BRM sont organisés, offrant des avantages pour l'inscription.

PARIS-BREST-PARIS 2019.pdf
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BRM 200 km du dimanche 8 avril 2018

C'est le top départ! Ce premier "Brevet Randonneur Mondial", organisé par le Cyclo Club de Guipavas, traversait les Monts d'Arrée pour revenir par des routes plus côtières. Départ matinal pour les 6 "LVCistes" qui relevaient le défi: Sylvie Lamour, Bruno Quédec, Hubert Rioual, Paul Bégoc, Charles Rioual et Roger Coatanéa.

Extrait du journal de Sylvie: Le départ a été donné à 07h00 "pétante" pour les 170 (furieux) coureurs. Notre balade nous a envoyé vers Irvillac, Sizun avec un pointage à Berrien (dans un commerce), puis vers Morlaix, Locquénolé et Saint-Pol de Léon (ça monte, ça monte !!). Après le pointage de Saint Pol de Léon, direction  Plouescat, Guissény Plouguerneau, Lannilis et arrêt pointage (eh oui, ça ne rigole pas avec le règlement !) à Ploudalmézeau. Cette partie était plus roulante, mais la méfiance reste de mise (ne pas lâcher les chevaux trop vite). Dans la troisième partie du circuit nous avons traversé les sympathiques communes de Plouguin, Coat Méal, Bourg-Blanc, Plabennec, pour arriver de nouveau à Guipavas (halle du Moulin neuf) et se dire que nous sommes tous les 6 "FINISHER".

BRM 300 km du samedi 21 avril 2018

La nouvelle proposition, préparatoire du PBP 2019, a été élaborée par l'Entente Cyclo de Milizac. Le départ est très matinal (6 h 00) pour un circuit conduisant jusqu'à Carhaix. Une journée de pédalage, dont la partie finale débutait après le passage du Roc Trévézel.

3 "LVCistes" ont effectué le parcours: Bruno Quédec, Paul Bégoc, Frédéric Torrent.

BRM 200 km du dimanche 24 mars 2019

Premier Brevet qualificatif PBP 2019. Il est organisé par le cyclo-club de Guipavas . Le circuit traversait les Monts d'Arrée pour revenir par des routes plus côtières. Neuf "LVCistes" relevaient le défi: Marie-Christine et Hubert Rioual, Bruno Quédec, Paul Bégoc, Charles Rioual, Guillaume Vogt, Fredéric Torrent, Alain Tanguy, Sylvie Lamour.

 

Extrait du journal de Sylvie

« Dans le cadre de la préparation du « PARIS / BREST / PARIS » du 18 au 22 août 2019, le cyclo club de Guipavas organisait ce dimanche matin, le brevet de 200 kms,
Le départ était fixé à 07h00 à la halle du moulin neuf.
Les participants doivent pointer à un certain nombre de postes de contrôle. (BERRIEN, SAINT POL DE LEON, PLOUDALMEZEAU puis au retour à GUIPAVAS)
A 07h00 « pétante », le départ a été donné pour les quelques 230 coureurs qui voulaient « dévorer » le bitume.
Dans Cet impressionnant peloton, il y avait aussi les « jaune et vert » du Locmaria Vélo Club avec Marie-Christine et Hubert, Bruno, Paul, Charles, Guillaume, Fredéric, Alain, Sylvie.
Le menu de la journée était assez copieux,
- De Guipavas à Sizun : sympa de rouler avec quelques belles bosses.
- Roc Trevezel : le mur !!
- De La Feuillée à Plouézoc'h : on reprend notre souffle.
- De Saint Pol de Léon (pause casse-croûte) à Guissény : ça roule bien.
- De Plouguerneau à Guipavas : ça monte sur les 50 derniers kilomètres et la fatigue se fait sentir,  Les jambes deviennent lourdes. Ça pique !!
Les coureurs du Locmaria Vélo Club sont tous « Finisher », comme on dit dans le milieu de la course à pied."

BRM 300 km d'avril 2019

20 avril 2019: Ils sont trois à s'être levés fort tôt pour rejoindre Caudan près de Lorient pour ce BRM: Bruno Quédec, Frédéric Torrent, Paul Bégoc. C'est la météo très favorable du moment qui les a guidés pour le choix de Caudan (20 mars). Un parcours bouclé ensemble à plus de 28 km/b.

 

27 avril 2019: Charles Rioual et Roger Coatanéa ont préféré attendre le samedi 27 avril le BRM qui partait cette fois de Gouesnou.

 

Extrait du mail de Roger

"Des mauvaises conditions météo pendant presque toute la journée mais je suis très content d'avoir réussi à parcourir cette distance.

pour info le circuit passait par Plabennec, Lesneven, Plouvorn, Morlaix, Plestin Les Grèves, Lannion, Tréguier, Belle Isle En Terre, Carhaix, Huelgoat, Roc'h Trévézel, Commana, Landivisiau, Landerneau, Plabennec et retour à Milizac .
nous étions deux du club, à Tréguier, au 1er contrôle j'ai rencontré Charles Rioual (voir une des photos) .

quand je suis arrivé à Milizac à 21h30 après 15h30 de sortie dont 14h00 sur mon vélo j'étais satisfait de ma journée ."

BRM 400 km du 27 avril et 11 mai 2019

Bruno Quédec, Frédéric Torrent, Paul Bégoc à nouveau ensemble pour réaliser avec succès cette épreuve qui débuta le samedi 27 avril à 18 h 00 à Carhaix et se termina vers les 14 h 00 le dimanche. Une nuit complète sur le vélo: une expérience qui les a marquée, absolument différente, selon eux, du BRM 300.

 

Charles Rioual, le 11 mai, s'est lancé sur le circuit de l'AC Guipavas a raconté son BRM dans le texte ci-dessous. 

 

Le journal de Charles Rioual sur son BRM 400 km. 11 mai 2019
La météo était plutôt mauvaise dans la semaine mais s’est franchement améliorée pour ce week-end, les conditions sont parfaites pour rouler. Le soleil est revenu et le vent est assez faible, par contre on sait déjà qu’il va faire froid la nuit. J'arrive à Guipavas quarante minutes avant le départ et déjà, première surprise, beaucoup de voitures sur le parking. Comme je suis pré-inscrit  je récupère ma carte rapidement, ce qui me laisse du temps pour discuter avec des gars déjà rencontrés sur d’autres brevets. A 18h00 c’est le départ, nous sommes 91 à nous élancer. Un premier groupe important se forme assez vite devant et ça s’étire gentiment derrière. Regroupement à l’entrée de Landerneau pour une traversée de la ville périlleuse pour un peloton avec la circulation importante à cette heure. A la sortie de Landerneau je me retrouve dans un groupe d'une dizaine de cyclos, il y a là quatre ou cinq gars de St Renan dont un avec qui j’avais roulé lors du BRM 300. On discute dans le groupe, l'ambiance est plutôt sympa. Premier point de contrôle, Morlaix. Pas besoin de rentrer dans la ville, on arrive juste avant la fermeture du Netto. Le groupe repart assez vite. Je leur dis de ne pas m'attendre car j'ai besoin de m'équiper (je suis parti habillé léger et ça commence à se rafraîchir) et de manger un peu. Et j'ai aussi envie de prendre le temps dans la longue montée vers Berrien que l'on fait en descente lors du BRM 200. Avec le soleil traversant les arbres le paysage est magnifique et je profite pleinement de ce moment. Mais les sensations ne sont pas très bonnes, j’ai mal aux jambes et je ne suis pas très à l’aise sur mon vélo. La coupure dans la semaine n’a pas été aussi bénéfique qu’il y a quinze jours,  je n'ai sans doute pas bien récupéré du 300 km. J'arrive à Carhaix, il commence à faire sombre et je vais tamponner ma carte dans le même bistrot que pour le 300. J'y retrouve mon groupe et d'autres cyclos. J'aurai pu repartir avec eux mais je prends le temps de me restaurer. Il est 22h et seulement un quart du parcours a été fait. Je discute avec des clients qui n’en reviennent pas que l’on puisse rouler toute la nuit sans dormir. Je repars, il fait presque nuit, direction Guingamp. Au bout de quelques kilomètres l’obscurité est totale et je ne perçois plus le paysage autour de moi. Seulement la route se trouvant dans le faisceau de mon éclairage mais c’est suffisant pour rouler seul. La particularité avec la nuit c'est que l'on ne voit pas le dénivelé. Cette route est assez vallonnée et je me retrouve plusieurs fois sur le 39 avec la cassette tout à gauche. Je traverse Guingamp sans difficulté après avoir bien repéré les rues à passer. A la sortie de la ville je suis surpris par la côte. Dans l'obscurité je ne vois pas le bout, elle doit faire au moins 2 km. Sortie de Pontrieux, rebelotte, en plus dur. J'arrive finalement à Lézardrieux à 1h40. Je fais une photo devant le panneau d’entée de la commune, mange un morceau vite fait puis repars pour prendre la direction de Lanvollon. Un peu plus loin je suis repris par le groupe qui est reparti avant moi de Carhaix. Ils sont une bonne vingtaine et ont fait une pause dans le centre de Lézardrieux. C'est une chance qu'ils soient là car je commençais à trouver le temps long tout seul. Je comprends mieux alors le conseil des anciens sur l'importance de rouler en groupe la nuit. Après un temps dans les roues je passe devant mais je me rends compte assez vite qu'il vaut mieux que je reste à l'abri, j'ai fait beaucoup d'effort tout seul et ça commence à être dur. Plus on avance et plus la lassitude se fait sentir. L'atmosphère se rafraîchit un peu et j'ai besoin de manger. L'arrêt à Quintin tombe bien, il est 3h53. On s'arrête dans une rue au niveau d'une boulangerie où l'on trouve le boulanger au boulot. Le tamponnage des cartes est fait par un gars du club organisateur et le boulanger très sympa nous refait le plein des bidons. Après Quintin la route descend souvent et la température avec. Je commence à saturer et songe à m'arrêter à Rostrenen pour me reposer un peu. Mais si je m’arrête je risque de finir seul les 130 derniers kilomètres, je reste donc avec le groupe. Au niveau température le plus froid est à venir. Nous passons entre des prairies au lever du jour, vers 6h00, dans le nord-ouest du Morbihan. Il fait 2°C et tout le monde est frigorifié. A Gourin les expérimentés des brevets nous amènent dans une boulangerie où ils ont leurs habitudes. Le café chaud et le croissant font du bien et réveillent un peu car l'envie de dormir est présente depuis un moment. Après la pause on attaque d'entrée par le col de Toullaëron, moins difficile par ce côté. Au niveau du groupe ça se passe bien, ça ne roule pas trop fort même si dans certaines bosses il faut freiner quelques-uns. Plus on avance et plus je recule dans le groupe et je pense déjà à la pause que je vais faire au prochain contrôle. A Châteaulin direction un salon de thé où je prends le temps de bien me restaurer. Le groupe repart sans moi au bout de vingt minutes.  Je n’ai pas fini de manger et je dois me changer, ça commence à chauffer avec la veste thermique. Je repars pour les 50 derniers kilomètres avec l'espoir de rattraper quelques-uns. Au vu du parcours restant avec huit côtes importantes c'est possible. Si la montée vers Pont-de-Buis se passe bien, la côte de Quimerc'h est plus compliquée. Je suis obligé de passer le petit plateau et je comprends qu'il est peu probable que je rentre. Les montées suivantes vont se faire à l'énergie et au mental. Quand j'arrive sur le pont Albert Louppe je me dis que le plus dur est passé même s'il reste encore à monter vers Guipavas. J’arrive finalement  à 12h50, 20 minutes après les premiers de mon groupe.
Je boucle ainsi mon premier 400 en 18h50, pauses comprises, sans dormir.


BRM 600

 

Ils sont trois à avoir à pointer à Carhaix le samedi 25 mai pour le BRM-600 : Paul Bégoc, Frédéric TorrentBruno Quédec. Un BRM qui se composait de 2 boucles à partir de Carhaix. La première au Sud, d'Audierne à Ste Anne d'Auray. La seconde au Nord, de Landerneau à Lannion.

 

Commentaires succincts recueillis quelques jours plus tard:

 

Frédéric : "Pas de problème pour ces 600! Cela m'a semblé plus facile que pour le BRM 400!". Une observation étonnante confirmée par Hubert Rioual, qui a déjà réalisé la rando Paris-Brest-Paris.


Paul : "Nous sommes partis de Carhaix à 7 h 00. Fin de l'épreuve à 10 heures le lendemain. Soit 27 heures au total. En comptant les arrêts, j'estime que l'on a eu 23 heures de selle."  600/23= 26 km/h !! Quelle moyenne! Respect!

 

Bruno : "J'ai dû composer avec un genou en délicatesse depuis le BRM 400. La sagesse m'a fait renoncer à effectuer la totalité de ce BRM 600 de Carhaix". Rebelote donc avec le BRM 600 de Brest. Succès cette fois en dépit d'une hypoglycémie au tiers du parcours qui nécessita un arrêt prolongé. La suite du brevet se continua à l'arrache en compagnie d'un autre cyclo, victime lui de crampes. Mais au total, le duo pointa à l'arrivée brestoise plusieurs heures avant l'heure limite de l'épreuve (22 h 00) ... et qui montre quelle hyper-motivation est nécessaire pour le Paris-Brest-Paris!